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Comme dans tous les domaines, il est important de s'informer pour mieux comprendre les implications et répercussions d'une agression sexuelle. À cet effet, nous vous invitons à répondre par vrai ou par faux aux affirmations qui suivent concernant les agressions à caractère sexuel.


Les femmes mentent lorsqu’elles disent avoir subi l’agression à caractère sexuel.

Faux

Ce mythe illustre bien la faible crédibilité accordée aux victimes d’agression à caractère sexuel. En réalité, cette fausse croyance est alimentée par des cas d’exception plutôt que par la majorité des situations. Faits inquiétants, une plainte d’agression sexuelle est plus souvent considérée «non fondée» que les autres crimes violents (José Néron, L’agression sexuelle et le droit criminel canadien : l’influence de la tradition, 1997) et uniquement 10% des agressions sexuelles est dénoncé aux services policiers (Gouvernement du Québec, Orientations gouvernementales en matière d’agression sexuelle, 2001).


Les femmes provoquent les agressions à caractère sexuel par leur comportement ou leur habillement.

Faux

Que ce soit le fait de faire de l’auto-stop, de sortir tard le soir, de marcher dans une rue mal éclairée, de consommer de la drogue ou de l’alcool, de s’habiller de manière séduisante ou de vouloir raccompagner un homme à son domicile, il ne s’agit pas d’une provocation à une agression à caractère sexuel. Les femmes ne cherchent pas à être agressées, humiliées ou violentées. Le droit de dire non est inviolable.


Il est impossible d’agresser une femme qui ne veut pas.

Faux

Ce mythe entretien l’idée que la femme qui ne se défend pas physiquement ou ne crie pas est responsable de l’agression. Ce préjugé déresponsabilise l’agresseur de ses actions. Sous la violence, le chantage, la manipulation et la menace, une femme peut figer et avoir de la difficulté à se défendre devant son agresseur. De plus, une femme fortement intoxiquée, que se soit de façon volontaire ou involontaire, n’est pas en mesure de consentir.


L’agresseur est une personne qui souffre de graves problèmes mentaux ou psychologiques.

Faux

Cette affirmation laisse sous-entendre que l’agresseur n’est pas responsable du geste qu’il commet. L’agression sexuelle n’est pas une perte de contrôle, mais bien une prise de pouvoir. L’agresseur sait qu’il impose des gestes, des paroles ou des attitudes à l’autre personne, il est donc l’unique responsable de l’agression à caractère sexuel.


Les agressions à caractère sexuel sont surtout commises le soir, dans les rues sombres ou dans les parcs.

Faux

La majorité des agressions à caractère sexuel (70%) survient dans une résidence privée, généralement au domicile de l’agresseur ou de la victime (Gouvernement du Québec, Orientations gouvernementales en matière d’agression sexuelle, 2001).


La plupart des agressions à caractère sexuel sont commises par des inconnus.

Faux

Plus de 80% des victimes connaissent leur agresseur. Qu’il s’agisse d’une connaissance, d’un ami ou d’un membre de la famille, il profite, en général, de sa relation de confiance ou de sa position d’autorité pour agresser sexuellement. Les agresseurs peuvent aussi être des professionnels comme par exemple : un thérapeute, un médecin, un psychiatre, un policier, un entraineur, un professeur (Gouvernement du Québec, Orientations gouvernementales en matière d’agression sexuelle, 2001).


Les agresseurs sont des hommes solitaires, frustrés sexuellement, car ils n’ont pas de partenaire.

Faux

D’une part, ce préjugé nous renvoi à l’idée que si un homme est frustré sexuellement, cela lui donnerait le droit d’agresser en imposant sa sexualité aux autres. D’autre part, la majorité des agresseurs ont une vie sexuelle active. Les envies sexuelles peuvent être contrôlées. Il ne faut pas oublier que l’agression à caractère sexuel est une prise de pouvoir, un désir de contrôler et d’humilier.


Seulement 2% des agresseurs sont des femmes.

Vrai

98% des agresseurs sont des hommes. Seulement 2% des agressions sont commises par des femmes (Gouvernement du Québec, Les agressions sexuelles : STOP, 1995).


Certaines femmes sont plus à risque de subir une agression à caractère sexuel.

Vrai

Aucune femme n’est à l’abri de vivre une agression à caractère sexuel. Toutefois, certaine femmes y sont plus vulnérables. Les femmes ayant un handicap physique ou une déficience intellectuelle sont 2 fois plus à risque que les autres femmes d’être agressées sexuellement (Association québécoise Plaidoyer-Victimes, Les rapprochements sexuels entre un professionnel de la santé et un ou une cliente, 2008). Et 80% des filles autochtones de moins de 8 ans ont été victimes d’agression à caractère sexuelle (Gouvernement du Québec, Les agressions sexuelles : STOP, 1995).